Le clenbutérol n'est ni un stéroïde, ni un SARM, ni un peptide. C'est un bronchodilatateur, de la même famille que le salbutamol des asthmatiques, utilisé en sèche pour son effet sur la dépense énergétique. Cet effet existe et il est mesurable. Ce guide en donne l'ordre de grandeur réel, explique pourquoi il s'épuise en trois semaines, et ce que la molécule fait au coeur pendant ce temps.
Au sommaire
Le clébutérol face aux formules en vente libre, critère par critère. Voir le tableau des sept produits, où le clénbutérol figure sur les mêmes critères que les quatre formules en vente libre : gain, ce qu'il en reste à douze mois, production hormonale, composition vérifiable et prix.
Ce qu'est réellement le clenbutérol
Le clenbutérol est un agoniste des récepteurs bêta-2 adrénergiques. Il a été développé comme bronchodilatateur pour l'asthme, indication dans laquelle il est encore prescrit dans quelques pays, et il est surtout utilisé en médecine vétérinaire, notamment chez le cheval.
Il n'a pas d'autorisation de mise sur le marché pour l'usage humain en France. Son emploi comme facteur de croissance en élevage est interdit dans l'Union européenne depuis 1996, précisément à cause des intoxications survenues chez des consommateurs de viande traitée.
Son intérêt pour la sèche vient d'un effet secondaire de son action bronchique : la stimulation des récepteurs bêta-2 augmente la lipolyse et la thermogenèse, donc la dépense énergétique de repos.
L'effet sur la perte de graisse, chiffré
L'effet existe et il est mesurable. L'élévation de la dépense énergétique de repos rapportée dans les travaux disponibles se situe dans un ordre de grandeur de quelques centaines de kilocalories par jour aux doses employées.
Deux limites en réduisent considérablement la portée pratique.
La désensibilisation. Les récepteurs bêta-2 se régulent à la baisse en deux à trois semaines d'exposition continue. L'effet thermogénique s'atténue nettement, ce qui explique les protocoles en alternance de deux semaines et la tendance à augmenter les doses pour retrouver l'effet initial, au prix d'une hausse proportionnelle des effets cardiaques.
La comparaison avec le déficit alimentaire. Quelques centaines de kilocalories par jour représentent l'équivalent d'un ajustement modéré des apports ou d'une séance de cardio quotidienne. Le clenbutérol n'apporte donc pas un effet hors de portée d'un réglage alimentaire, il permet d'obtenir le même résultat sans y toucher.
Le clenbutérol a bien un effet de préservation de la masse musculaire, très net chez le bovin et le rongeur, ce qui est la raison de son usage en élevage. Chez l'homme, cet effet est beaucoup moins documenté et considéré comme faible aux doses tolérables.
Le coeur et le muscle cardiaque
Deux problèmes distincts se posent, et le second est le plus préoccupant.
À court terme : la stimulation adrénergique produit une tachycardie de repos, des palpitations et une hausse de la tension artérielle. Chez un sujet en déficit calorique, souvent déshydraté et avec un potassium bas, ces effets se cumulent avec un risque de trouble du rythme.
À plus long terme : les modèles animaux montrent que l'exposition prolongée au clenbutérol entraîne une hypertrophie du muscle cardiaque et une fibrose myocardique, c'est-à-dire un remplacement de tissu contractile par du tissu fibreux. Cette hypertrophie n'est pas de l'adaptation à l'entraînement, elle en est le contraire fonctionnel. Les données humaines sont limitées, mais le mécanisme est cohérent et documenté chez plusieurs espèces.
Les effets secondaires immédiats
Ils apparaissent dès les premières prises et sont d'autant plus francs que la dose est élevée.
- Tremblements des extrémités. L'effet le plus caractéristique, souvent gênant pour les gestes fins.
- Tachycardie et palpitations. Sensation de coeur qui s'emballe au repos, y compris allongé.
- Crampes musculaires. Liées à la baisse du potassium provoquée par la stimulation bêta-2, parfois sévères.
- Insomnie et anxiété. La demi-vie longue de la molécule fait que la prise du matin agit encore le soir.
- Sueurs et bouffées de chaleur, conséquence directe de l'effet thermogénique.
- Maux de tête et nausées, fréquents en début de protocole.
Intoxications et viande contaminée
Le clenbutérol est l'une des rares substances de ce dossier à avoir provoqué des épisodes d'intoxication collective documentés, chez des personnes qui n'en avaient jamais pris volontairement. Des cas groupés liés à la consommation de foie ou de viande d'animaux traités illégalement ont été rapportés en Europe et en Chine, avec tremblements, tachycardie, malaises et hospitalisations.
Ces épisodes ont deux conséquences. Ils ont motivé l'interdiction européenne de l'usage zootechnique. Et ils ont créé une réelle difficulté en matière de contrôle antidopage, plusieurs athlètes ayant invoqué une contamination alimentaire après un test positif, défense parfois retenue selon la concentration mesurée et le pays de séjour.
Chez l'utilisateur volontaire, les centres antipoison rapportent régulièrement des cas de surdosage, en particulier lors du passage à des produits vétérinaires concentrés dont le dosage humain n'est pas prévu.
Ce qui marche vraiment sur la sèche
Puisque le clenbutérol n'a aucun effet hormonal, un booster de testostérone n'en est pas l'équivalent. Sur la perte de graisse, ce qui fonctionne et qui est autorisé est connu, moins spectaculaire à raconter, et nettement plus efficace sur la durée.
- Le déficit calorique modéré et tenu. C'est le seul déterminant réel de la perte de masse grasse. Un déficit de 300 à 500 kcal par jour, maintenu, dépasse largement l'effet thermogénique du clenbutérol.
- Un apport protéique élevé, de 1,8 à 2,2 g par kilo de poids de corps, qui protège la masse maigre pendant la restriction. C'est là que se joue la préservation musculaire recherchée.
- Le maintien de la musculation lourde pendant la sèche, qui envoie au corps le signal de conserver le muscle.
- La caféine, dont l'effet sur la dépense énergétique et la performance est le mieux établi de tous les compléments, et qui reste légale.
- L'activité quotidienne hors entraînement, qui représente une dépense bien supérieure aux séances elles-mêmes chez la plupart des gens.
Sur la partie hormonale, qui conditionne le maintien de la masse maigre en déficit, voir notre guide de la testostérone en vente libre. Le panorama des autres substances de ce circuit figure dans le dossier stéroïdes anabolisants.
À la place du clénbutérol
Le clénbutérol n'est pas un anabolisant mais un stimulant cardiaque, et c'est le cœur qui paie. Pour un objectif hormonal, ce n'est de toute façon pas la bonne voie.
- Pollen de pin 300 mg
- Shilajit titré à 80 % d'acide fulvique 300 mg
- Fenugrec 200 mg
- Spilanthes acmella 200 mg
60 capsules · deux gélules le matin · fabriqué en France. Aucun complément ne reproduit l'effet d'une molécule anabolisante sur huit semaines. Il n'éteint pas non plus votre production naturelle.