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Effets secondaires des stéroïdes, organe par organe

Schéma des organes touchés par les effets secondaires des stéroïdes anabolisants

Les effets secondaires des stéroïdes anabolisants sont souvent présentés en vrac, dans une liste qui mélange l'acné passagère et l'insuffisance hépatique. Cette page les reprend organe par organe, en distinguant à chaque fois deux choses : l'ampleur du risque, et surtout sa réversibilité. C'est ce second point qui décide de tout.

Le foie, première cible des molécules orales

C'est l'atteinte la plus connue, et elle concerne surtout les molécules orales. Les stéroïdes dits 17-alpha-alkylés, dont le Dianabol et l'Anavar, sont modifiés chimiquement pour survivre au passage hépatique. C'est précisément cette modification qui les rend agressifs pour le foie.

L'élévation des transaminases est quasi constante pendant un cycle oral. Elle reste le plus souvent réversible à l'arrêt, mais des atteintes plus sévères sont décrites : choléstase, et plus rarement péliose hépatique, une lésion vasculaire du foie qui peut être grave.

Un point souvent mal compris : une transaminase élevée chez un pratiquant de musculation peut aussi venir du muscle lui-même après une séance intense. C'est pourquoi un bilan sérieux dose aussi la GGT et les phosphatases alcalines, qui ne sont pas d'origine musculaire.

Le cœur et le cholestérol

Parmi les effets secondaires des stéroïdes, c'est celui qui inquiète le plus les cardiologues, et le moins les usagers, parce qu'il ne se voit pas.

Le mécanisme est constant : effondrement du HDL, le cholestérol dit protecteur, et hausse du LDL. L'ampleur est parfois spectaculaire, avec des HDL divisés par deux ou trois pendant un cycle. S'y ajoutent une élévation de la tension artérielle et, sur des usages prolongés, un épaississement du muscle cardiaque avec altération de la fonction de remplissage.

Le profil lipidique se corrige généralement dans les mois qui suivent l'arrêt. Les modifications structurelles du cœur, en revanche, ne reviennent pas toujours en arrière après des années d'usage. La trenbolone est la molécule la plus souvent citée sur ce terrain.

Effets secondaires des stéroïdes sur l'axe hormonal

C'est l'effet le plus systématique, celui qui survient chez tout le monde et sans exception. Le corps détecte un androgène en excès, coupe le signal envoyé par le cerveau, et cesse de produire sa propre testostérone.

Ce que cela donne au dosage sanguin surprend souvent : sous Dianabol ou trenbolone, la testostérone mesurée est effondrée, parce que ces molécules n'en sont pas et n'apparaissent pas au dosage. Le détail de ce mécanisme est repris dans notre comparatif des sept produits.

À l'arrêt, la récupération prend de trois à dix-huit mois. Une étude portant sur 641 hommes a mesuré un retour à la normale chez 48 % d'entre eux seulement. Une autre a trouvé 27 % d'anciens usagers sous la limite basse plusieurs années après l'arrêt, contre aucun témoin.

Ce que la relance fait vraiment

La relance post-cycle est présentée comme la réponse à ce problème. Les données sont plus mesurées : dans l'étude citée, elle fait passer le taux de récupération de 42 à 50 %. Elle aide, légèrement. Elle ne répare pas, et elle ne transforme pas un cycle en opération sans conséquence.

La fertilité

La suppression de l'axe entraîne un arrêt de la production de spermatozoïdes, souvent complet. C'est l'un des effets secondaires des stéroïdes les plus sous-estimés, parce qu'il ne se manifeste par aucun symptôme.

La reprise demande généralement six à dix-huit mois après l'arrêt. Elle est le plus souvent complète, mais des cas d'azoospermie persistante sont décrits, en particulier après des usages longs et à fortes doses.

La peau et les cheveux

Deux effets très visibles, et de réversibilité opposée.

La gynécomastie relève du même registre : elle est traitée en détail dans notre article sur la gynécomastie en musculation.

L'humeur

Irritabilité, agressivité, troubles du sommeil pendant le cycle. Puis, à l'arrêt et pendant la période de déficit hormonal, l'inverse : baisse de l'élan, humeur basse, parfois épisode dépressif caractérisé.

Cette seconde phase est la plus dangereuse et la moins anticipée. Elle explique une partie des reprises de cycle : l'usager attribue son mal-être à l'arrêt du produit et reprend, ce qui prolonge la suppression au lieu de la résoudre.

Le tableau de réversibilité

C'est la synthèse qui compte. Tous les effets secondaires des stéroïdes ne se valent pas, et la colonne de droite est celle qu'il faut lire en premier.

AtteinteFréquenceRéversible à l'arrêt ?
Transaminases élevéesQuasi constante en oralOui, en quelques semaines
Chute du HDLConstanteOui, en quelques mois
HypertensionFréquenteLe plus souvent
AcnéFréquenteOui, cicatrices possibles
Suppression hormonaleSystématiqueDans 48 % des cas seulement
InfertilitéSystématique pendant le cycleGénéralement, en 6 à 18 mois
Gynécomastie installéeVariableNon, chirurgie seule
Calvitie androgénétiqueSi prédispositionNon
Remodelage du cœurUsage prolongéPas toujours
Comparatif

Ce que coûte un cycle, bilans et relance compris. Voir le tableau des sept produits, où légaux et interdits figurent sur les mêmes critères : gain, ce qu'il en reste à douze mois, production hormonale et prix réel.

Complexe booster de testostérone NutriForce, sans les effets secondaires des stéroïdes
La substitution légale

Aucune de ces lignes ne s'applique

Ni transaminases à surveiller, ni HDL à effondrer, ni axe hormonal à relancer. L'amplitude est sans commune mesure, le tableau ci-dessus aussi.

  • Pollen de pin 300 mg
  • Shilajit titré à 80 % d'acide fulvique 300 mg
  • Fenugrec 200 mg
  • Spilanthes acmella 200 mg
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Rappel. Cette page est documentaire. Elle ne décrit aucune posologie et ne mentionne aucune source d'approvisionnement. Toute anomalie constatée sur un bilan relève d'un médecin.

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Questions fréquentes

Quels sont les effets secondaires des stéroïdes les plus fréquents ?

Trois sont quasi constants : l'élévation des transaminases sur les molécules orales, l'effondrement du HDL, et la suppression de la production naturelle de testostérone. Ce dernier survient sans exception, chez tout le monde, quelle que soit la molécule et quelle que soit la dose.

Lesquels sont irréversibles ?

Trois principalement. La calvitie androgénétique accélérée chez les prédisposés, qui ne repousse pas. La gynécomastie une fois le tissu glandulaire installé, qui ne relève plus que de la chirurgie. Et le remodelage du muscle cardiaque après des années d'usage, qui ne revient pas toujours en arrière. S'y ajoute le cas des 27 % d'anciens usagers dont la testostérone reste sous la normale des années après l'arrêt.

La relance évite-t-elle ces effets ?

Non. Elle porte uniquement sur la récupération hormonale, et son bénéfice mesuré est modeste : dans une étude portant sur 470 hommes, elle fait passer le taux de récupération de 42 à 50 %. Elle n'a aucun effet sur le foie, le cholestérol, la peau ou le cœur.

Un bilan sanguin suffit-il à surveiller ?

Il détecte les anomalies biologiques, pas les lésions structurelles. Un bilan complet dose les transaminases mais aussi la GGT et les phosphatases alcalines, car une transaminase élevée peut venir du muscle après une séance intense. Il ne dit rien du remodelage cardiaque, qui demande une échographie.